Une enquête récente a mis en lumière Nobitex, la plus grande entreprise iranienne. échange de cryptomonnaie, révélant des liens jusque-là inconnus entre ses fondateurs et l'une des familles politiques les plus influentes du pays.
NobitexCréée en 2018, la plateforme est devenue un acteur incontournable du marché iranien des cryptomonnaies. Elle est largement utilisée par les particuliers et les entreprises souhaitant accéder aux systèmes financiers internationaux, dont l'accès reste restreint en raison des sanctions internationales. Avec des millions d'utilisateurs et une part importante de l'activité de trading nationale, elle joue un rôle central dans l'écosystème des actifs numériques en Iran.
Le rapport indique que Nobitex a été fondée par les frères Ali et Mohammad, membres de la famille Kharazi. Ces derniers ont enregistré la société sous un nom de famille différent, ce qui leur a permis de dissocier leurs activités commerciales de l'image publique de leur famille.
La famille Kharrazi entretient des liens de longue date avec les dirigeants politiques et religieux iraniens. Plusieurs de ses membres ont occupé des postes importants au sein d'institutions gouvernementales, d'organes consultatifs et de cercles diplomatiques. La famille est également liée par alliance à des personnalités clés du pouvoir en place.
Nobitex a nié toute relation officielle avec le gouvernement. L'entreprise a déclaré opérer de manière indépendante et a rejeté les allégations selon lesquelles ses fondateurs auraient dissimulé leur identité de manière inappropriée.
Les données de la blockchain citées dans l'enquête suggèrent que la plateforme a traité des transactions liées à des entités sous sanctions, notamment des comptes associés à la banque centrale iranienne et au Corps des gardiens de la révolution islamique. Les estimations varient selon les sociétés d'analyse, allant de plusieurs dizaines de millions à plusieurs centaines de millions de dollars.
Différentes sociétés d'analyse de la blockchain ont fourni des chiffres variables. Elliptic a estimé à plusieurs centaines de millions de dollars les flux potentiellement suspects, tandis que Chainalysis et Crystal Intelligence ont rapporté des montants inférieurs, mais néanmoins notables. Toutes ont souligné que le volume réel pourrait être plus élevé en raison de la difficulté de suivi. la blockchain en terrain de jeu activité.
Les analystes disent cryptomonnaies peut offrir un canal alternatif pour transférer des fonds en dehors des systèmes financiers traditionnels, notamment dans les pays soumis à de lourdes sanctions. En Iran, des plateformes comme Nobitex sont utilisées aussi bien par les particuliers que par les entités cherchant à… contourner les restrictions financières.
Le rapport décrit également des schémas de transactions qui compliquent le suivi. Il s'agit notamment de l'utilisation de plusieurs adresses de portefeuille, du fractionnement des transactions en montants plus petits et du routage des fonds par transferts multiples. Ces pratiques ne sont pas illégales en soi, mais elles peuvent réduire la transparence et rendre le suivi plus difficile.
Nobitex a déclaré que toute activité illicite ne représente qu'une faible part du total des transactions et se produit à son insu. L'entreprise a ajouté qu'elle prend des mesures contre les comptes suspects, notamment en les fermant une fois identifiés.
L'enquête a également examiné le fonctionnement de la plateforme d'échange pendant les périodes de perturbation en Iran. Malgré le conflit, les problèmes d'infrastructure et les restrictions d'accès à Internet, Nobitex a continué à traiter les transactions. L'activité durant ces périodes est restée significative, même si elle était inférieure aux niveaux habituels.
Cela illustre le rôle de la plateforme dans le système financier iranien. Pour de nombreux utilisateurs, les cryptomonnaies offrent un moyen de préserver leur patrimoine et d'accéder aux marchés mondiaux malgré une forte inflation et un accès limité aux services bancaires étrangers.
Ces conclusions interviennent alors que les gouvernements occidentaux intensifient leurs efforts pour cibler ce qu'ils qualifient de réseaux bancaires parallèles iraniens. Les sanctions introduites fin avril visaient à limiter les circuits financiers alternatifs utilisés pour contourner les restrictions. Nobitex n'a pas fait l'objet de sanctions directes de la part des États-Unis ni de leurs alliés.
Cette situation a attiré l'attention des décideurs politiques, dont certains y voient un signe que les actifs numériques peuvent permettre aux acteurs sanctionnés d'opérer en dehors du contrôle financier traditionnel.
Les implications dépassent le cadre iranien. Face à l'essor des cryptomonnaies, les autorités de régulation s'efforcent d'encadrer leur utilisation dans des contextes politiquement sensibles et soumis à des restrictions. La nature décentralisée de la technologie blockchain complexifie l'application de la loi, notamment lorsque les transactions s'effectuent entre plusieurs juridictions.
La demande de services de cryptomonnaies en Iran reste forte. Les pressions économiques, notamment la dévaluation de la monnaie et l'accès restreint aux financements internationaux, ont poussé de nombreux citoyens à se tourner vers les actifs numériques comme alternative.
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